Les historiens français : 1800-2005, présentation | Ressources numériques en histoire de l'éducation

Les historiens français : 1800-2005, présentation

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Les bases de données présentées ici ont été réalisées sous la forme de coupes à un intervalle d’environ 25 ans. Les coupes du XIXe siècle ont été faites de façon régulière à partir de 1800 (1800, 1825, 1850, 1875, 1900) ; celles du XXe siècle ont été choisies en fonction des dates des congrès internationaux des sciences historiques (1928, 1955, 1980 et 2005).

Cette recherche s’inscrivant dans le cadre d’un projet de comparaison au niveau européen, le choix a été fait de ne retenir que les postes bénéficiant d’une stabilité institutionnelle. Ces choix sont explicités plus en détail dans la présentation du projet NHIST parue dans la revue Histoire de l’éducation en janvier 2007.

La délimitation stricte de la communauté historienne est difficile à réaliser. Dans un premier temps, le processus de différenciation disciplinaire est encore trop superficiel et la professionnalisation trop peu affirmée pour pouvoir définir la figure de l’historien, et exclure par exemple les archivistes et les archéologues. La situation se modifie au début du XXe siècle, les historiens ont produit un ensemble de normes dans la pratique du métier et resserré le contrôle sur son recrutement (DES, Agrégation, doctorat…). Le Congrès international des sciences historiques témoigne en 1928 de l’existence d’une communauté disciplinaire. C’est donc à partir de cette date que les bases de données sont strictement cantonnées aux historiens au sens institutionnel du terme (membres de départements d’histoire, UFR, laboratoires d’histoire).

Précaution d’emploi :

  • les bases pour les années 1800-1928 inclus ont été réalisées avec des instruments synthétiques relativement fiables. Elles peuvent contenir des erreurs de façon marginale, qui seront corrigées au fur et à mesure.
  • Les bases ultérieures (1955, 1980, 2005) ont souffert de l’absence de telles sources. Elles résultent de la compilation d’instruments divers, plus ou moins fiables et portant souvent sur des années différentes, ce qui limitait les effets de leur confrontation. Ces bases appellent sans doute des corrections multiples. Toute personne désirant apporter des éléments correctifs, qu’il s’agisse de modifications, de complément, d’ajout ou de retrait, peut le faire en envoyant un mail à l’auteur (Emmanuelle Picard : emmanuelle.picard@ens-lyon.fr)

Quelques petites précisions pour comprendre les critères d'élaboration des listes :

  1. Les nécessités imposées par l'angle comparatiste du projet nous ont amenée à limiter notre recensement aux historiens titulaires d'un poste : professeurs, maîtres de conférences, maîtres-assistants, assistants, PRAG, PRCE, directeurs de recherche ou d'études, chargés de recherche (quelque soit leur grade, les chercheurs sont désignés sous le terme « researcher »), ingénieurs de recherche ou d'études (IER). En sont exclus tous les historiens sur des positions temporaires : ATER, moniteurs, chargés de cours, en détachement... et les enseignants honoraires ou émérites. Les assistants, bien que sur des postes de non titulaires, ont été conservés du fait d’une « coutume » universitaire les maintenant en place pour de longues durées, particulièrement quand ils étaient agrégés, ce qui étaient majoritairement le cas.
  2. Ne sont concernés, pour les universitaires, que les membres des départements d'histoire. Les historiens rattachés à d’autres départements ne sont pas pris en compte. C’est le cas des historiens travaillant sur des pays étrangers et recrutés sur des postes de civilisationnistes dans les départements de langues et civilisations étrangères. La distinction est beaucoup plus complexe dès lors qu’il s’agit des chercheurs CNRS : le découpage des sections du Comité national a évolué dans le temps, tendant à modifier sensiblement les lignes de frontière disciplinaires. Ainsi la 33e section actuelle, dédiée aux « mondes modernes et contemporains » prend également en charge le recrutement et les carrières des spécialistes des « mondes non européens », qui sont majoritairement de formation non-historienne. Mais cela n’était pas le cas au début des années 1980. L’arbitrage nécessaire a entraîné des choix que l’on peut parfois estimer subjectifs. Ils se sont le plus souvent imposés par le recours à des informations supplémentaire, comme la spécialité fine du chercheur, son parcours et ses publications.
  3. Sont exclus de la base les historiens d'art et les archéologues ainsi que les historiens des sciences. Pour les archéologues, le choix est souvent complexe : sont à exclure ceux qui sont uniquement responsables d'enseignements d'archéologie, généralement dans les plus grosses universités. En revanche, sont pris en compte ceux qui assurent également un enseignement général.
  4. Sources systématiques :

    - années 1800-1928 : Annuaire de l’Instruction publique, Paris, 1801-1932.

    - année 1955 : Annuaire de l'Éducation nationale, Paris, 1952 ; Annuaire de la société d’histoire moderne, Paris, 1957-1958 ; Annuaire de l'institut catholique de Paris, 1953-54 ; Bulletin de l’Institut catholique de Toulouse, 1952.

    - année 1980 : Annuaire de la société d'histoire moderne, 1978 ; « Annuaire des chercheurs en histoire de l'éducaton 1979 », Histoire de l’éducation, n° 2-3, 1979 ; IHMC, Répertoire des historiens français pour la période moderne et contemporaine, Paris, CNRS, 1983 ; Livret de l'EPHE, 1982 ; CNRS, Annuaire des chercheurs au 31/05/77, 1977 ; Annuaire de l’Institut catholique d’Angers, 1980 ; Annuaire de l’Institut catholique de Lyon, 1980 ; Annuaire de la Société des historiens médiévistes de l’enseignement supérieur public, 1986. Annuaire de la société des professeurs d'histoire ancienne de l'université, SOPHAU, 1981.

    - année 2005 : essentiellement des informations récoltées sur Internet, sur les sites des associations professionnelles et des établissements d’enseignement supérieur et de recherche. La liste a été envoyée aux départements d’histoire des universités, qui, dans la très grande majorité des cas, l’ont corrigée puis validée. Un manque est à signaler du côté des IUFM et des IEP.

    Sources complémentaires :
    - Le second siècle de l'Institut de France, 1895-1995, T.I et T. II, Membres et associés, et T. III, correspondants français et étrangers. - Christian AMALVI, Dictionnaire biographique des historiens français et francophones, La Boutique de l’histoire, 2004. - les notices d'autorité de la BNF


    Pour citer cette ressource : Emmanuelle Picard (dir.), «Les historiens français : la construction d’une discipline académique (1800-2005)», mars 2009 [en ligne] http://rhe.ish-lyon.cnrs.fr/?q=nhist-historiens (consulté le 25 Novembre 2017)
    Auteurs : Anne-Françoise Pasquier-Loué, Emmanuelle Picard
    Droits d'auteur : Creative Commons by-nc-sa 3.0 FR