Répertoire des professeurs et principaux de la faculté des arts de Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles | Ressources numériques en histoire de l'éducation

Répertoire des professeurs et principaux de la faculté des arts de Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles

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Moins connus que leurs concurrents jésuites, les régents des collèges séculiers de la faculté des arts de Paris ont joué un rôle important dans le système éducatif français du XVIe au XVIIIe siècles. Ils ont en effet participé au cours de la période moderne à la formation des élites parisiennes et ont rédigé de nombreux manuels scolaires utilisés dans la France entière. La faculté des arts de Paris constitue en outre un modèle institutionnel et pédagogique dont le schéma a souvent été repris par les réformateurs des autres villes du Royaume comme par ceux du XIXe siècle.

Malgré l’importance de ces fonctions, il n’existe à ce jour aucun recensement des professeurs qui ont exercé dans ces collèges. Le présent répertoire se propose de combler partiellement cette lacune et a pour objet de faciliter le repérage et l’identification d’individus connus dans un contexte différent (comme précepteurs ou auteurs par exemple).

Pour une analyse de ce groupe :

  • Boris Noguès, Une archéologie du corps enseignant. Les professeurs des collèges parisiens aux XVIIe et XVIIIe siècles (1598-1793), Paris, Belin, 2006, 240 p., collection « Histoire de l’éducation »
  • Boris Noguès, « Une corporation enseignante atypique. Les professeurs des collèges parisiens sous l’Ancien Régime (vers 1660-vers 1793) », Paris et Île-de-France. Mémoires, tome 57, 2006, p. 119-145.

Élaboration et contenu de la base

Ce recensement a été entrepris dans le cadre d’une thèse dont l’objet principal était une étude prosopographique des carrières enseignantes. Dans cette perspective, les sources sérielles et les informations relatives à la carrière ont été privilégiées, même si d’autres types d’informations figurent également dans le répertoire. Pour la plupart des notices, les renseignements fournis sont sommaires, et le lecteur qui chercherait une biographie complète de ces professeurs ne manquera pas d’être déçu.

Les lacunes de la documentation des XVIIe et XVIIIe siècles ne permettent cependant pas de reconstituer chaque carrière dans son ensemble et le nombre d’individus pris en compte interdit toute enquête systématique dans ce sens. Les biographies publiées de professeurs ont pourtant été systématiquement recherchées dans les dictionnaires édités depuis le XIXe siècle. Celles qui existent sont signalées dans la fiche correspondante. Ce répertoire offre donc une série de renseignements ponctuels et, pour certains individus, des pistes bibliographiques permettant un approfondissement.

Cadre chronologique

Le cadre chronologique couvert par le présent répertoire s’étend de 1598 (rédaction des nouveaux statuts de l’université de Paris) à 1793 (suppression officielle des collèges de la faculté des arts).

Qui peut-on trouver dans ce répertoire ?

Le critère d’intégration dans la base est le fait d’avoir enseigné ou d’avoir demandé à enseigner dans l’un des collèges de la faculté des arts de Paris. Le répertoire qui suit ne recense pourtant pas tous les régents qui ont exercé entre 1598 et 1793. En effet, les sources disponibles permettant le repérage des enseignants parisiens sont très largement lacunaires et expliquent le caractère hétéroclite de la liste qui suit.

Figurent dans le répertoire :

  1. Les enseignants qui exercent des responsabilités administratives dans les institutions universitaires (faculté des arts ou nations) et qui apparaissent à ce titre dans des actes officiels (procès verbaux d’assemblées, procès…).
  2. Des enseignants qui ont acquis une certaine visibilité et apparaissent ponctuellement dans des pièces universitaires ou extra-universitaires (professeurs célèbres, professeurs du collège royal, auteur remarqué ou engagé, individu dont la conduite suscite le scandale…).
  3. Tous les professeurs appartenant à la nation de France (c’est-à-dire tous, sauf ceux qui sont nés dans un diocèse de Normandie, de Picardie ou des pays étrangers du Nord de l’Europe) et qui ont demandé à devenir enseignants entre 1660 et 1676, puis entre 1690 et 1786. Certaines de ces demandes n’ont pas abouti, mais les individus sans poste connu n’ont pas été exclus du répertoire ; ce sont ceux dont les rubriques concernant les postes occupées sont vides.
  4. Tous les enseignants appartenant à la nation de Normandie (nés dans un diocèse rattaché à cette province) qui exercent entre 1719 et 1774.
  5. Tous les enseignants en poste entre 1786 et 1790 (l’année 1789 manquant cependant).
  6. Tous les enseignants du collège de Mazarin depuis sa fondation.
  7. De plus, les chefs d’établissements qui ont pu être repérés figurent dans cette liste.

Principes de rédaction des notices

D’une manière générale, les informations données sont les plus proches possibles de celles directement fournies par les archives ; les interprétations spéculatives liées à la faiblesse de la documentation sur une partie de l’identité ou de la carrière d’un individu ont été autant que possible bannies.

  1. Les dates d’exercice indiquées sont celles qui sont attestées, mais ne sont pas toujours les dates extrêmes d’activité, souvent impossibles à déterminer. Ainsi un « professeur au collège de Beauvais de 1683 à 1687 » a pu exercer en réalité de 1680 à 1710. Ceci explique la formulation retenue pour désigner ces dates dans le tableau : « 1ère année attestée du 1er poste », etc.
  2. La « 1ère date de référence » correspond à l’année de demande officielle d’une régence devant la nation (qui marque le début théorique de la carrière) ou bien, par défaut, la première année où l’exercice est attesté sur un poste, ou encore, en l’absence de l’une de ces deux informations, l’année où l’individu est mentionné pour la première fois dans une source. Si le contenu de la rubrique est donc hétérogène, ceci a semblé la moins mauvaise solution pour situer chronologiquement chaque individu, la présentation d’une notice sans aucune date étant exclue.
  3. Lorsque l’identité avec un homonyme n’est pas établie avec certitude (boursier, titulaire d’un bénéfice, lauréat de concours ou auteur dont les prénoms ne sont pas précisés), on s’est contenté de mentionner qu’un homonyme a été repéré dans telle ou telle situation.
  4. La graphie des patronymes n’est pas encore strictement fixée aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les variantes sont indiquées entre parenthèses. La variante qui a semblé la plus courante a été utilisée comme entrée principale. La présentation de l’époque a été respectée : l’accentuation des patronymes n’a pas été rétablie, les tirets qui relient les différents prénoms n’ont pas été rajoutés.
  5. Les sources utilisées sont indiquées de manière abrégée à la fin des notices. Chaque référence correspond au nom de l’auteur de l’ouvrage consulté ou à la cote de l’archive, dont on retrouvera la localisation précise dans la présentation des sources ou dans les références bibliographiques.
  6. Le sens de quelques expressions récurrentes et stéréotypées doit être explicité :

- « émérite » ne signifie pas nécessairement que le professeur a cessé son activité, mais cette dénomination montre que l’on a déjà enseigné un certain nombre d’années. En revanche « émérite retiré » signale la fin de l’exercice ;

- même si cette nomenclature n’est pas toujours suivie avec rigueur dans les sources, un « professeur de grammaire » exerce normalement de la 6e à la 4e ; un « professeur d’humanités » en 3e ou seconde ; un « professeur de rhétorique » en 1ère. La différence entre « régent » et « professeur » est peu significative : le « régent » désigne traditionnellement celui qui enseigne dans les petites classes, mais l’on rencontre parfois des « régents de philosophie. »

- « aucune publication » signifie que l’individu concerné a fait l’objet d’une recherche bibliographique qui est restée vaine. Les informations sur les publications n’ont pas la rigueur d’une véritable bibliographie puisque l’éditeur, la pagination, la date et le lieu de publication sont omis. Elles donnent cependant une idée du type de production et pourront facilement être complétées en cas de besoin en consultant le catalogue de la BNF, d’où proviennent pratiquement toutes ces informations.


Pour citer cette ressource : Boris Noguès, «Répertoire des professeurs et principaux de la faculté des arts de Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles», novembre 2008 [en ligne] http://rhe.ish-lyon.cnrs.fr/?q=pfap (consulté le 25 Novembre 2017)
Auteur : Boris Noguès
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